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Cannabis en France : ce que dit vraiment la loi en 2025

Entre le CBD qui s’affiche en vitrine et le THC toujours diabolisé, difficile de savoir ce qui est vraiment autorisé en France. Thérapeutique, récréatif, médicinal… la législation française est aussi nuancée qu’un nuancier Pantone. Que dit la loi en 2025 ? Et surtout, que risque-t-on si on franchit la ligne ? Spoiler : mieux vaut être bien informé.

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CBD vs THC : quelles différences légales en France ?

Quand on parle de cannabis, deux molécules reviennent sur toutes les lèvres : le CBD et le THC. Pourtant, leur traitement juridique en France est aussi opposé que jour et nuit.

MoléculeEffets principauxStatut légal en France (2025)Usage autorisé
CBDRelaxant, non psychotropeAutorisé si THC < 0,3 %Bien-être, usage personnel
THCPsychotrope, euphorisantIllégal, sauf usage médical encadréExpérimentation médicale uniquement

Le CBD, ou cannabidiol, est légalement en vente en France, tant que son taux de THC ne dépasse pas 0,3 %. Depuis 2023, même les fleurs de CBD peuvent être commercialisées. Et contrairement à son cousin THC, le CBD ne fait pas planer. Il détend, sans faire décoller.

Le THC, lui, reste le vilain petit canna-canard de la législation. Toute possession, vente ou consommation de cannabis contenant du THC est strictement interdite, sauf dans un cadre médical très encadré.

À noter : les produits transformés à base de CBD (huiles, infusions, aliments) doivent encore passer par des autorisations européennes pour être considérés comme des « nouveaux aliments ». La légalité peut donc varier en fonction de la forme du produit.

Ce que dit la loi française sur le cannabis thérapeutique

Le cannabis médical a fait une timide entrée dans le système de santé français… sous haute surveillance. Depuis mars 2021, une expérimentation nationale a permis à certains patients d’accéder à des médicaments à base de cannabis. Cette phase s’est officiellement terminée le 31 décembre 2024, mais une période de transition est en place jusqu’au 30 juin 2025.

Qui peut en bénéficier ?

Uniquement les patients déjà inclus dans l’expérimentation avant le 27 mars 2024. Aucun nouveau patient ne peut intégrer ce programme depuis cette date.

Dans quels cas est-il prescrit ?

Le cannabis thérapeutique est réservé à des situations médicales très précises :

Douleurs neuropathiques réfractaires

Épilepsies pharmaco-résistantes

Spasticité douloureuse liée à la sclérose en plaques

Soins palliatifs

Symptômes liés au cancer ou à ses traitements

Sous quelles formes ?

Pas de joint ici ! Le cannabis médical est strictement prescrit sous deux formes non fumées :

Forme pharmaceutiqueMode d’administration
Fleurs séchéesInhalation par vaporisation
Huiles ou comprimésVoie orale

Toutes contiennent un mélange contrôlé de THC et de CBD, et sont délivrées exclusivement par des structures de santé agréées, ou des pharmacies de ville formées pour cela.

À noter : ces médicaments sont pris en charge par l’Assurance maladie, ce qui n’est pas négligeable pour les patients concernés.

Peut-on légalement consommer du cannabis récréatif ?

Fleur de cannabis récréative

La réponse est claire : non. En France, le cannabis à usage récréatif, autrement dit celui qui contient du THC, reste formellement interdit. Peu importe la quantité, peu importe l’intention, fumer un joint “pour se détendre” peut vous coûter cher.

Ce que dit la loi

Depuis 2020, la France applique une amende forfaitaire délictuelle de 200 € pour simple usage de cannabis. En cas de non-paiement ou de récidive, les sanctions grimpent rapidement :

InfractionRisque encouru
Usage simple de cannabis200 € d’amende forfaitaire
Non-paiement de l’amendeTribunal correctionnel
Sanction maximale possible1 an de prison et 3 750 € d’amende

Et le CBD alors ?

Le CBD, lui, est autorisé. Il peut être acheté, consommé et même vendu, à condition que le produit respecte le taux de THC inférieur à 0,3 %. Mais attention, les fleurs de CBD ne doivent pas être fumées, selon les recommandations sanitaires. La combustion, même sans THC, reste un vrai risque pour la santé.

Bref, entre le récréatif illégal et le bien-être autorisé, la frontière est mince, mais bien tracée.

Acheter, posséder, vendre : ce qui est autorisé ou pas

La législation française sur le cannabis n’est pas du genre à faire dans la demi-mesure. Voici un récapitulatif clair de ce qui est permis ou interdit en 2025 :

Tableau de la légalité du cannabis en France

ActionCBD (THC < 0,3 %)THC (cannabis classique)
Acheter en boutiqueOuiNon
Posséder sur soiOuiNon
Consommer chez soi (hors fumée)OuiNon
Fumer en publicNon (risque sanitaire)Non
Vendre sans autorisationNon (autorisation requise)Illégal
Usage thérapeutiqueNon (hors cadre médical)Oui (dans expérimentation)

Quelques précisions importantes :

CBD : autorisé sous forme de fleurs, huiles, cosmétiques… tant que le taux de THC reste en dessous de 0,3 %. La vente doit néanmoins respecter des normes strictes et ne peut être exercée sans statut commercial.

THC : illégal dans tous les cas sauf dans le cadre d’une prescription thérapeutique très encadrée. Même une micro-quantité peut entraîner des poursuites.

Culture à domicile : totalement interdite, que ce soit pour du CBD ou du THC. La loi ne fait pas de distinction à ce niveau-là.

Que risque-t-on en cas d’usage illégal ?

En France, la tolérance zéro s’applique toujours pour le cannabis contenant du THC. Et les sanctions peuvent vite devenir salées, même pour un usage modéré.

Sanctions prévues par la loi

InfractionSanction prévue
Usage de cannabis (THC)Amende de 200 €
Usage répété ou aggravéJusqu’à 1 an de prison et 3 750 € d’amende
Détention pour reventeJusqu’à 10 ans de prison et 7,5 millions € d’amende
Conduite sous influence de cannabisRetrait de 6 points, amende, suspension de permis, voire prison

Ce qu’il faut comprendre

Même une consommation personnelle peut avoir des conséquences judiciaires. En cas de récidive, le parquet peut décider de poursuites pénales. Et inutile de faire l’autruche : les contrôles policiers sont fréquents, notamment dans les zones urbaines ou lors de grands événements.

À noter : les peines varient selon la gravité des faits, mais dans tous les cas, une mention au casier judiciaire peut avoir des conséquences durables, notamment pour l’emploi ou les voyages à l’étranger.

Cannabis et routes : attention au volant ?

Rouler zen, oui. Rouler défoncé, non. La loi française est très stricte concernant la conduite sous influence du cannabis, même si vous pensez être “juste un peu stone”.

Tolérance zéro au volant

Le Code de la route ne rigole pas avec le cannabis. Peu importe la quantité consommée ou le délai depuis la dernière prise : la simple présence de THC dans le sang est suffisante pour être sanctionné.

SituationSanctions possibles
Présence de THC dans le sangRetrait de 6 points + amende de 4 500 € max
Conduite sous influence + accidentJusqu’à 2 ans de prison et 30 000 € d’amende
Refus de se soumettre au dépistagePeines identiques à une conduite sous stupéfiant

Qu’en est-il du CBD ?

Le CBD, s’il ne contient pas de THC, n’est pas interdit au volant. Cependant, certains produits peuvent contenir des traces résiduelles de THC ou altérer la vigilance. En cas de doute, le test salivaire ne fait pas la différence entre un joint de THC et une mauvaise huile de CBD… et ça peut faire mal.

Moralité : si vous devez conduire, mieux vaut jouer la carte de la prudence. Le risque n’en vaut clairement pas la chandelle.

Ce qu’il faut retenir en 2025

Le cannabis en France, c’est un peu comme une recette complexe : une pincée de légal, une bonne dose d’interdit, et une attention constante aux détails.

Le résumé express :

CBD : légal tant que le taux de THC reste inférieur à 0,3 %, mais attention à la forme (évitez de fumer).

THC : interdit sauf dans un cadre thérapeutique strictement encadré.

Cannabis médical : réservé aux patients déjà inclus dans l’expérimentation. Pas de nouveau dossier accepté depuis mars 2024.

Usage récréatif : toujours illégal, même “juste un petit joint”.

Sanctions : de l’amende à la prison selon les cas, y compris au volant.

En conclusion ?

Si le CBD trouve peu à peu sa place dans le paysage bien-être français, le cannabis récréatif reste dans le collimateur de la loi. En 2025, mieux vaut connaître la législation sur le bout des doigts… ou risquer de la prendre sur les doigts.

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Thierry

Je m’appelle Thierry, rédacteur zen basé à Lausanne et passionné par le CBD et le bien-être. C’est après avoir troqué mes somnifères contre une infusion au chanvre que j’ai eu le déclic : partager mes découvertes. Sur topcbd.ch, j’écris pour aider chacun à retrouver l’équilibre naturellement.

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